Programme de la 4éme édition de "Bleu, Blanc, Rose" le festival gay et lesbien de Montpellier

Publié le par Hussein

4e Festival Gay & Lesbien

 "Bleu,Blanc,Rose"

 organisé par le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits

 

 

 MONTPELLIER DU 23 NOV. AU 3 DÉC. 06

édito

Pour sa 4e édition, « Bleu, Blanc, Rose », le festival gay et lesbien de Montpellier abordera la question de l’orientation sexuelle et de son acceptation sociale, culturelle et politique.

Avec une programmation représentative de nos différences et de nos combats d’hier, d’aujourd’hui et de demain, nous essaierons d’établir des passerelles et de lancer des ponts entre des mondes qui se côtoient sans vraiment se connaître.

 

 

 

Aussi, nous espérons que l’éclectisme des sujets abordés participera de l’évolution des idées et des mentalités dans une société en mouvement.

L’évocation du coming out d’André Gide et de sa parole sur l’homosexualité donnera un relief particulier à certaines de nos revendications contemporaines : le « droit de cité » pour l’homosexualité, et de citoyenneté pour l’homosexuel.

L’hommage à la mémoire et à l’action militante de Pierre Seel, l’infatigable témoin de la déportation pour homosexualité disparu il y a un an, permettra d’évoquer une page sombre de l’Histoire et le nécessaire devoir de mémoire.

Le témoignage des femmes et des hommes engagés dans la lutte contre l’homophobie et pour la reconnaissance de l’homoparentalité, sera l’occasion de faire le point sur ces sujets à quelques mois d’échéances électorales majeures.

Ce festival, qui a lieu autour de la journée mondiale de lutte contre le sida, permettra de rappeler les messages de prévention, de mémoire et de solidarité qui doivent rester dans les têtes et les actes tout au long de l’année.

La rencontre avec trois montpelliéraines qui nous font partager des tranches de vie à travers leurs écrits, autobiographiques pour certains, constituera un coup de projecteur sur ces auteures émergentes.

Enfin, avec l’association Helem, nous évoquerons la situation des homosexuels au Liban et au Proche-Orient.

Au public de se saisir des rencontres proposées pour que réussisse l’alchimie secrète du festival   " Bleu, Blanc, Rose".

 Si nos idées diffèrent parfois, nos idéaux convergent souvent.

Hussein Bourgi,

Président du Collectif contre l’homophobie / Organisateur du Festival "Bleu, Blanc, Rose"

débat

La Mission pour l'Egalité entre les Femmes et les Hommes de l’Université Paul Valéry  (Montpellier 3) organise une campagne de prévention des inégalités entre les femmes et les hommes les 22 et 23 novembre 2006.

A cette occasion, nous vous convions à un Débat sur les violences  homophobes

avec Hussein Bourgi, Président du Collectif contre l’homophobie

Jeudi 23 novembre 2006 de 16 h 15 à 17 h 15

Salle des Commissions (en face de la Bibliothèque)

Université Paul Valéry (Route de Mende – Montpellier)

Entrée libre

mémoire

IN MEMORIAM

Pierre SEEL (16/08/1923 - 25/11/2005)

Le 25 novembre 2005 disparaissait Pierre SEEL, seul déporté français pour homosexualité ayant témoigné publiquement.

Le samedi 25 novembre 2006, pour le premier anniversaire de sa mort et en accord avec sa famille, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle, lui rendra un hommage auquel le public est convié :

• 10 h, Recueillement et fleurissement de la tombe de Pierre SEEL au Cimetière de Bram (Aude)

• 15 h, Evocation de la mémoire et de l'action militante de Pierre SEEL à la librairie Ombres Blanches (50 rue Gambetta à Toulouse)

Entrée libre

 

 

 

Mémorial de la déportation homosexuelle : http://www.deportation-homosexuelle.org/

Rencontre - Débat

avec Monique Nemer, auteure de « Corydon citoyen : essai sur André Gide et l'homosexualité » (Gallimard 2006)

Mardi 28 novembre 2006 à 19 h

Salle Cers (Espace République), 20 rue de la République (Montpellier) 

Entrée libre

Avec la publication, en 1924, de Corydon et, en 1926, de Si le grain ne meurt, ses Mémoires, Gide fut le premier écrivain à faire son coming out.Ce que n'ont fait ni Wilde ni Proust, ni Cocteau ni Montherlant. Car Gide, lui, a choisi de dire et de se dire, à la première personne. Et de mettre en jeu sa notoriété et son autorité dans ce qui, plutôt qu'un aveu, était l'énoncé d'un fait qu'il voulait indéniable, au revers de toutes les coalitions assujettissant les homosexuels à une triple obligation de mutisme, d'invisibilité et de négation d'eux-mêmes. L'absence de culpabilité, l'époque ne peut l'admettre : on ne veut de l'homosexuel qu'à la condition qu'il baisse la tête. Gide la redresse, il appelle à la dissidence dans les moeurs. Mais sa sortie du secret, si elle suscite la réprobation, ne provoque pas l'énorme scandale et même le martyre auquel il s'était préparé, comme le montre Monique Nemer dans un récit habilement tissé de citations qui donnent à ressentir le poids écrasant de l'époque et la résolution de Gide face à son entourage. L'essai de Monique Nemer, essayiste engagée, explore la portée et les enjeux de la prise de parole gidienne sur l'homosexualité, non au seul plan de l'histoire littéraire mais à celui, plus large, de l'histoire des mentalités et de la société. Avec ce livre, Monique Nemer rend justice à la cause comme à la constance de celui qui la défend : le droit de cité pour l'homosexualité, et de citoyenneté pour les homosexuels.

Quels furent le contexte, les motivations et les prolongements, publics et privés de la prise de parole gidienne sur l'homosexualité? Quelle en fut la radicale et subversive singularité ? Pourquoi se souvient-on si peu de ce combat intellectuel, moral et finalement politique pour la reconnaissance sociale des homosexuels ?

Monique Nemer est agrégée de lettres. Maître de conférence de littérature générale et comparée à l'Université de Caen et aux Ecoles Normales Supérieures (ENS) de Fontenay et Saint-Cloud. En octobre 1991, elle devient directrice éditoriale de Stock, puis conseillère spéciale du Président Directeur Général de Hachette-Livre depuis 1998. Membre du Haut Conseil de la langue française. Membre du Conseil scientifique de l’Institut Mémoire de l’Edition contemporaine (IMEC). Chevalier de la légion d’honneur.

 

 

Débat

Homophobie et école ? Je ne vois pas le rapport…

 

Mercredi 29 novembre 2006 à 19 h

Salle Cers (Espace République)

20 rue de la République (Montpellier) 

Entrée libre

 

 

 

L’homophobie désigne toutes les formes de rejet et d’exclusion dont sont victimes les homosexuels dans les actes de la vie courante. L’école n’est malheureusement pas épargnée par cette discrimination ; en effet de nombreux élèves sont victimes de moqueries, de vexations, de brimades, de racket en raison de leur orientation sexuelle (pour les homosexuels) ou de leur identité de genre (pour les transsexuels).

Les associations alertent depuis plusieurs années les pouvoirs publics sur ces violences (verbales et/ou physiques) qui ont malheureusement des conséquences désastreuses chez certaines victimes : échec scolaire, mal être, tentatives de suicide… Depuis la fin des années 90, plusieurs textes ministériels soulignent la nécessité de lutter contre l’homophobie au sein des établissements scolaires. Mais force est de constater que ces préconisations sont souvent restées lettres mortes, au sein des rectorats.

 Heureusement que depuis 2 ou 3 ans, des initiatives éparses commencent à voir le jour dans telle classe ou dans tel établissement…

Témoignages et débat avec :

> Karine Isabelle, Conseillère Principale d’Education dans l’Hérault, Rédacteure du mémoire « Représentations de l’enseignant homosexuel comme analyseurs de la neutralité du champ pédagogique »

> Philippe Castel, Conseiller Principal d’Education dans le Val de Marne, Membre du secteur « Droits et libertés » du SNES-FSU, Co-responsable au sein de la FSU de la lutte contre l’homophobie

> Hussein Bourgi, Président du Collectif contre l’homophobie

 

 

 

 

 

L’école prend-elle en compte les discriminations liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre ? Comment aborder ces discriminations alors que l’équipe pédagogique nie l’existence de ce problème ? Quelle peut-être l’implication des organisations syndicales (de lycéens et/ou du personnel) et des fédérations de parents d’élèves ? Quels sont les obstacles institutionnels qui persistent ? Quelles sont les pistes d’action à explorer ?

 

 

Rencontre littéraire

avec 3 auteures de Montpellier

Jeudi 30 novembre 2006 à 20 h

Salle Cers (Espace République) 20 rue de la République (Montpellier)

Entrée libre

 

 

Dans « Printemps pourri » (Éditions de La Cerisaie), paru en 2006, Paola Cicagna nous raconte quelques jours de la vie d’une lesbienne de Montpellier, Lola, alors qu’elle découvre l’assassinat de deux amies et décide de se mêler à l’enquête. Cette histoire intervient alors que Lola vit une histoire d’amour naissante, dans le contexte de l’entre-deux tours des élections présidentielles de 2002. Ce polar évoque avec réalisme et humour certains lieux et figures de la communauté homosexuelle montpelliéraine…

Militante dans l’âme, Paola Cicagna fut secrétaire générale de Aides, puis du Centre Gay et Lesbien de Montpellier dans les années 90. En 2004, elle publie son premier polar, semi-autobiographique, intitulé « Panique à l’Adessic » : l’héroïne, soupçonnée du meurtre du directeur de l’Adessic de Montpellier, se lance dans l’enquête. L’auteure a également publié trois nouvelles : « Charlotte et Marie », « Rêve d’Opium » et « Inter… » dans des ouvrages collectifs, toujours aux Editions de La Cerisaie.

Dans « Carte du septième ciel » (Éditions Publibook), Fabienne Larrivière raconte des femmes qui cherchent l’amour et le désir dans le regard et les bras d’autres femmes. Des femmes accablées, apeurées, en plein doute, qui s’évadent dans la sensualité des courbes féminines. L’auteure nous enveloppe et nous transporte à la frontière de nos sensations, à la limite de nos sens ; mais toujours avec poésie et authenticité. Un recueil de 12 nouvelles intimes pour 12 signes astrologiques où l’humour, l’érotisme, l’introspection et le « je » dominent.

Après des études de lettres et de photographie, Fabienne Larrivière passe sa jeunesse à suivre ses coups de cœur au féminin. A son retour de Martinique, elle pose ses valises à Montpellier où elle s’engage dans le militantisme gay et lesbien. Membre de l’équipe de la Lesbian & Gay Pride Montpellier depuis 1995, elle préside l’association depuis 1999. En 2001, elle réalise un documentaire sur l’évolution de la visibilité gay depuis les années 70 : « Les homos se reproduisent de bouche à oreille ».

Dans « Je nous attends » (Éditions Geneviève Pastre), l’histoire nous entraîne dans un univers trouble et parfois surréaliste : celui des rencontres virtuelles. Betty Migot, l’auteure nous promène au creux de différentes passions : l’amour, la folie, le désir. Elle passe du rire aux larmes, de l’anxiété au bonheur, exprime la volupté d’être femme, chante la fulgurance d’un instant harmonieux ou, au contraire, crie ses incertitudes, ses révoltes, son impuissance.

Originaire de Clermont-Ferrand, Betty Migot a vécu à la Martinique et au Québec. A son retour en France, elle s’est installée dans le Nord. C’est en Belgique qu’elle a pu réaliser un projet qui lui tenait particulièrement à cœur, fonder une famille avec son amie. Au mois de février 2005 est né leur petit garçon. La famille vit aujourd’hui à Montpellier. 

 

 

 

 

 

Projection-Débat

Vendredi 1er décembre 2006

 

Au Centre Rabelais (27 bd Sarrail à Montpellier)

Entrée libre

19 h : Projection du documentaire (52mn) : Homos pour cible

Réalisé par Olivier Le Mab

 

 

 

Ce documentaire est une véritable odyssée au cœur de l’homophobie, il revient successivement sur 4 agressions (dont 2 mortelles) toutes commises par des jeunes désireux de « casser du pédé ». Victimes et parents relatent les faits avec gravité et sobriété : François Chenu assassiné à Reims, Jean-Pierre Humblot noyé à Nancy, David Gros passé à tabac à Marseille, Sébastien Nouchet aspergé d’essence et brûlé à Noeux-les-Mines.

Olivier Le Mab fait apparaître le dénuement des victimes face à une violence qui vise leur identité- et leur existence même dans les cas les plus extrêmes. Les agressions laissent des séquelles psychologiques, et la condamnation des coupables est décisive dans la reconstruction des victimes. Mais la justice est lente, les représailles des agresseurs très fréquentes en cas de plainte, et l’homosexualité, pas toujours bien acceptée. C’est pourquoi, malgré les lois, beaucoup se taisent résignés.

Au détour des villes, Olivier Le Mab questionne : « C’est quoi l’homosexualité pour vous ? » Réponses d’hommes et de femmes, jeunes et vieux, à Nancy, à Reims, à Marseille :  « C’est pas naturel », « Si Dieu a crée des hommes et des femmes, c’est pas pour rien », « Tuer, c’est pas bien. Mais être homo non plus ».

20 h : Débat

avec Hussein Bourgi, président du Collectif contre l’homophobie, vice-président du RAVAD (Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agressions et de Discriminations)

 

 

 

1er décembre :Journée Mondiale de Lutte contre le Sida

La diffusion du documentaire « Homos pour cible » sera précédée de spots de prévention et de témoignages sur le VIH mis à disposition par l’INPES (Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé).

 

 

Débat

La condition des LGBT (Lesbiennes, Gais, Bi, Trans) au Moyen Orient

Avec l’association HELEM Paris

Samedi 2 décembre à 16 h

Au Centre Rabelais (27 bd Sarrail à Montpellier)

 

 

 

 

Entrée libre

HELEM veut dire « rêve » en libanais. C’est aussi l’acronyme de l’association libanaise fondée à Beyrouth en 1999 afin de lutter contre toute discrimination sociale et légale fondée sur l’orientation sexuelle et/ou de l’identité de genre. Le Centre HELEM à Beyrouth a ouvert ses portes au public en janvier 2004. Il accueille, oriente, accompagne, informe sur les droits, la sexualité, les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) et le VIH … Il organise régulièrement des rencontres conviviales (expositions, repas, cinéclub…) et publie un magazine. En quelques années, cette association est devenue une vitrine et une boussole pour les minorités sexuelles de tout le Moyen Orient. Son travail précieux reste fragile en raison du contexte géopolitique et de l’existence de certains conservatismes (légaux, sociaux, confessionnels…). Ces difficultés sont accentuées par des ressources financières particulièrement limitées. HELEM Paris existe depuis 2005. Cette association a des objectifs doubles :

 > Soutenir techniquement, matériellement, logistiquement et moralement les démarches entreprises par le Centre HELEM de Beyrouth.

 > Fédérer les homosexuels et les transsexuels d’origine libanaise et vivant en France afin de leur proposer un espace de détente et de débat.

 http://www.helem.net   http://paris.helem.net  

 

 

 

 

A 19 h : apéro oriental au Café de la Mer (Place du Marché aux Fleurs à Montpellier)

A 00 h : soirée orientale à la Villa Rouge - Cat's Club (Route de Palavas à Lattes)

 

 

 débat

Homoparentalité : état des lieux et perspectives

 Le dimanche 3 décembre 2006 à 15 h

Salle Pétrarque (Place Pétrarque- Montpellier)

Entrée libre

Avec

> Christophe Girard, Adjoint au Maire de Paris chargé de la culture, auteur du livre « Père comme les autres » (Hachette)

> Maître Caroline Mécary, avocat, membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Paris, auteure de plusieurs ouvrages sur les droits des homosexuels (PACS, mariage, adoption…)

 

> Gwendoline Desarménien, présidente de l'Antenne Languedoc Roussillon de l'APGL (Association des Parents et futurs parents Gais et Lesbiens).

Présentation des intervenants

 

> Christophe Girard est Directeur Stratégie du groupe de luxe LVMH, producteur de documentaires (Hold Up Films), membre du Conseil politique de Ségolène Royal pour l’élection présidentielle de 2007.

Christophe Girard est un homme politique qui ne fait pas mystère de son homosexualité et milite activement pour la reconnaissance de l’homoparentalité.

Dans son livre publié en mai 2006, il livre un récit autobiographique dans lequel il révèle publiquement qu’il est le père d’un jeune homme d’une vingtaine d’années.

 

Ce témoignage éclaire d’un jour nouveau le débat sur l’homoparentalité ; il décrit l’histoire ordinaire, mais peu banale, de l’amour d’un père pour son fils.

Comment affronter le regard des autres ? Comment parler d’une famille différente à l’école ? Quelle place accorder à son conjoint dans l’éducation de l’enfant ?

En s’appuyant sur son expérience de père, Christophe Girard aborde sans tabou l’ensemble de ces questions. Son récit est aussi un livre politique : à travers une histoire qu’il partage désormais avec tout le monde, il s’engage de plain-pied dans ce qui sera l’un des sujets de société de l’élection présidentielle de 2007.

> Caroline Mécary est spécialiste des questions relatives aux nouvelles familles : ouverture du mariage civil aux couples homosexuels, reconnaissance concrète des droits des enfants élevés par deux personnes de même sexe (premier jugement d’adoption simple pour un couple de personnes de même sexe en juin 2001, premier jugement sur la délégation de l’autorité parentale en juillet 2004, première décision de la Cour de cassation sur la délégation de l’autorité parentale en février 2006).

Caroline Mécary est membre de l’équipe des formateurs du Conseil National des Barreaux (CNB) et de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) pour la mise en place d’une formation destinée aux avocats pour lutter contre les discriminations.

Caroline Mécary milite au sein du Syndicat des Avocats de France (SAF), du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés), de la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) et du RAVAD (Réseau d’Assistance aux Victimes d’Agressions et de Discriminations).

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans resssources

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